Novembre 2018

Exceptionnellement, prochaîne mise à jour le 26 novembre.


4 novembre 2018 : Journée mondiale du souvenir des victimes de la route.

Le 18 novembre se tiendra la 15ème édition de la journée mondiale du souvenir des victimes de la route. L'événement de 2018 est placé sous le thème « Les routes ont des histoires ». Il met en évidence le fait que les routes sont plus que de simples connexions physiques d'un point A à un point B, mais qu'elles peuvent être aussi des lieux de vies perdues. L'infrastructure routière, cruciale pour le développement national et le renforcement de l'économie, peut contribuer au problème de la sécurité routière, il peut aussi en être la solution.

Commentaires :

L'initiative de cette journée revient à l'association britannique RoadPeace. RoadPeace est une organisation caritative œuvrant pour les victimes de la route au Royaume-Uni. Cette association apporte un soutien pratique aux personnes touchées par les accidents de la route avec un soutien émotionnel et pratique et un plaidoyer. La première journée s'est tenue en 1993. Depuis lors, plusieurs ONG, dont la Fédération européenne des victimes de la circulation routière (FEVR) et ses organisations associées, l'ont observée et promue dans le monde entier. Le 26 octobre 2005, les Nations Unies l'ont reconnue comme une journée mondiale à célébrer tous les trois dimanches de novembre, pour en faire une journée majeure de plaidoyer pour la prévention des accidents de la route. L'OMS et la collaboration des Nations Unies pour la sécurité routière encouragent les gouvernements et les ONG du monde entier à commémorer cette journée. Jusqu'à présent, la France ne s'est pas véritablement associée à cette journée

1er novembre : Tension sur le projet de directive européenne sur les véhicules

Un groupe d'experts dans le domaine de la sécurité routière, des groupes de consommateurs, des policiers, des défenseurs de l'environnement, des responsables municipaux, des associations de cyclistes et de victimes de la route vient de saisir les membres des commissions du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO) et des transports (TRAN) du Parlement européen sur les tentatives de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) d'affaiblir les propositions de la Commission européenne relatives aux nouvelles mesures de sécurité des véhicules et de demander aux députés de faire adopter la législation dès que possible, afin d'épargner des vies. La proposition de la Commission comprend un certain nombre d'améliorations en matière de «sécurité passive», visant à garantir la protection physique des passagers du véhicule, ainsi que des autres usagers de la route extérieurs au véhicule, en cas de collision. L'ACEA demande plutôt l'introduction de  «mesures de sécurité actives» affirmant qu'il serait désormais possible d'éviter les accidents, grâce à des aides à la conduite telles que le freinage automatisé d'urgence (AFU) et, ultérieurement, les voitures automatisées.

 

Commentaires :

La position de l'ACEA met en évidence l'effet pervers à court terme de la voiture autonome. La tentation est forte pour les constructeurs automobiles de sauter une étape pour s'épargner une phase intermédiaire de production de véhicule d'une part et d'autre part de ne pas perdre du terrain face aux génats du numériques. Or, ces nouvelles technologies telles que l'AFU sont loin d'être fiables à 100%: aucun système automatisé ne l'est pour l'instant. Les systèmes d'assistance à la conduite peuvent même  être défaillants, par exemple, à cause de capteurs manquant la détection d''un objet ou d'une personne (lire Voiture autonome quel progrès pour la sécurité routière ?).


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