Mai 2018

15 mai  : Stabilité  de la mortalité en avril

Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 279 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en avril  2018. Comparé au  mois d'avril  2017 où l'on avait déploré 281 morts sur ces routes, 2 personnes de moins ont été tuées, soit une baisse de -0,2%.  En année glissante sur les 12 derniers mois, il apparait  une très légère baisse de - 2,2 %. Depuis le début de l'année, correspondant au premier quadrimestre, la baisse est de -4,6%.

Commentaires :

La stabilité de la mortalité d'avril confirme la  légère tendance à la baisse  amorcée depuis décembre. Pour autant, on ne peut pas dire qu'il s'agit d'un mois en « progrès » puisque cette mortalité est nettement supérieure à celle enregistrée sur les huit dernières années. Quelques éléments explicatifs possibles : ce mois d'avril 2018 contenait le lundi Pâques hors vacances scolaire qui a parfois un impact sur l'accidentalité. Il a été marqué par une grande douceur avec un épisode de chaleur exceptionnelle du 18 au 22, douceur qui marque une augmentation nette du trafic de deux-roues. On peut également supposer que les grèves des cheminots qui ont concerné 8 jours du mois ont eu un effet sur le trafic et donc l'accidentalité.


12 mai : Un film de la Sécurité routière sur les grandes mesures

Depuis quelques mois, l'annonce de la diminution de la vitesse à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central fait beaucoup parler d'elle constate le comminiqué de presse de la Sécurité Routière, d'où l'idée du film de rappeler ce que disaient nos parents lorsque la ceinture de sécurité est devenue obligatoire ? Le port du casque à moto ? La baisse du taux d'alcool au volant ? Le 50 km/h en ville ? Le film fait une plongée dans les archives de l'INA, qui  révèlent que la sécurité routière a toujours fait réagir les Français... Les grandes mesures évoquées dans le film ont largement contribuées à la baisse de la mortalité en France qui est passé de 17 000 morts par an à moins de 4 000.

Commentaires :

La Sécurité routière mène une campagne de communication sur la mesure à 80 km/h, qui prendra effet le 1er juillet, comme rarement. La dernière en date de cette ampleur concerna le changement de priorité dans les giratoires en 1983. Pour une fois, cettte campagne fait oeuvre de pédagogie. De ce point de vue, il faut saluer ce film qui fait davantage réflécgir que ceux jouant sur les facteurs émotionnelles dont l'efficacitié est très relative (lire le sujet en débat)


15 mai 2018 : Contrôle technique des véhicules à moteur plus strict.

A compter du 20 mai, la réglementation européenne du 3 avril 2014 relative au contrôle technique des véhicules à moteur entrera en application en France. Ce contrôle  sera plus strict avec 132 points de vérifications au lieu de 123 pouvant faire remonter 606 défauts (ai leiu de  entrainant ou non, selon leur importance, une obligation de réparer. Le nouveau contrôle technique regroupe les défaillances selon trois
niveaux de gravité : mineures, majeures ou critiques imposant une réparation le jour du contrôle.

Commentaires :

Le contrôle technique des véhicules nous rappelle qu'un accident résulte d'un dysfonctionneement du système homme-véhicule-environnement. D'aucuns pourront avancer que la défaillance du véhicule n'apparait que dans à peine 10% des accidents mortels alors que la "défaillance humaine" est présente dans près de 90% des cas et que celle de l'infrastructure dans plus de 35% des cas, ces proportions étant des ordres de grandeur résulltant d'études détaillées des accidents type REAGIR. Pour autant, la notion de système rappelle qu'il y a interaction entre l'homme, la machine et l'environnement. La perte d'adhérence est un exemple d'interaction entre le véhicule et la route en fonction de la manière de freiner du conducteur.

Il ne faut pas donc pas négliger ce contrôle et l'importance de la contre-visite.

L'arrêté du 2 mars 2017 relatif à l'organisation du contrôle technique modifie certaines règles du contrôle technique. Cet arrêté transpose, pour les véhicules dont le poids n'excède pas 3,5  tonnes, la directive 2014/45/UE du Parlement européen et du Conseil du 3 avril 2014 relative au contrôle technique périodique des véhicules à  moteur et de leurs remorques, et abrogeant la directive 2009/40/CE

-les défaillances mineures (au nombre de 140) n'ayant aucune incidence notable sur la sécurité du véhicule ou sur l'environnement. Il introduit trois niveaux de défaillance :
-les défaillances majeures (au nombre de 341) susceptibles de compromettre la sécurité du  véhicule, d'avoir une incidence négative sur l'environnement, ou de
mettre en danger les autres usagers de la route ;
-les défaillances  critiques (au nombre de 129) constituant un danger direct et immédiat pour la sécurité  routière ou ayant une incidence grave sur l'environnement.

Le contrôle technique périodique et la contre-visite entraînent : -un résultat favorable (A) en l'absence de défaillance majeure et critique ;
-un résultat défavorable pour défaillances majeures (S), en l'absence de défaillance critique et lorsqu'il est constaté au moins une défaillance
majeure. Dans ce cas, la validité du contrôle est de deux mois à compter de la date du contrôle technique périodique ; -un résultat
défavorable pour défaillances critiques (R) lorsqu'il est constaté au  moins une défaillance critique. Dans ce cas, la validité du contrôle est
limitée au jour du contrôle.

Le nouveau contrôle technique introduit donc un troisième résultat : l'avis "critique". Dans ce cas-là, l'automobiliste a 24 heures pour effectuer les réparations  sous peine de se voir infliger une amende de 135 euros. 




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