Mai 2017

25 mai : La Sécurité routière reste de la compétence du ministère de l'Intérieur

Le décret définissant les attributions du ministère a été publié. Le MI a pour compétence de préparer et  de mettre en œuvre la politique du Gouvernement en matière  de sécurité routière. Son article 4 stipule  qu'au titre de ses missions de sécurité routière, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur définit et met en œuvre la politique en matière de sécurité et d'éducation routières, à l'exclusion des politiques de sécurité des infrastructures routières et de réglementation technique des véhicules. Il préside, par délégation du Premier ministre, le comité interministériel de la sécurité routière (CISR).

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Ces attributions sont sans changement par rapport au dernier gouvernement. Il s'agissait pourtant d'une  opportunité de redonner à la Sécurité Routière sa dimension interministielle avec une délégation rassemblant l'ensemble des compétences nécessaires à la mise en œuvre d'une politique de sécurité routière. Le décret entérine la scission avec des attributions dévolues au ministre d'Etat, ministre de la transition écologique et solidaire,  qui, de son côté, prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines des transports et de leurs infrastructures (lire quel ministère pour traiter la sécurité routière ?).

22 mai : Nouvelle collision frontale meurtrière

Cette collision frontale entre un poids-lourd et deux véhicules a fait quatre morts et trois blessés graves en urgence. Elle s'est produite sur la RD 612 entre Frontignan et Sète, vers 17h15. Trois adultes et un bébé de quelques semaines sont décédés. Ils sont tous domiciliés à Sète. Deux adultes et un enfant de 3 ans sont dans un état très grave. Le pronostic vital est engagé pour deux d'entre-eux.

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La série des collisions frontales, hélas, se poursuit. C'est la quatrième de l'année dont le bilan est de 4 personnes tuées ou plus, après de celle de Béthune survenu le 6 avril : 5 tués et 2 blessés graves, celle de  Montcenis survenu le 1er avril : 6
tués de 19 à 24 ans et 1 blessé grave et celle de  Montboissier le 30 avril : 4 morts et 4 blessés graves soit 19 personnes tuées en quatre collisions frontales.

11 mai : Forte hausse de la mortalité en avril

Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 287  personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en avril 2017. Comparé au mois d'avril 2016, 44 personnes de plus ont été tuées, soit une hausse significative de  + 18,1 %.

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Comme souvent en avril, la mortalité routière connait de fortes variations d'une année sur l'autre. Ces variations sont  à mettre en relation avec les conditions météorologiques qui sont parfois très opposées. Classé atypique par Météo France, avril 2017 a été un des mois d'avril les plus secs avec des records de chaleur et de gel. Ces conditions n'ont pas été sans répercussion sur  les déplacements automobiles. Les chaleurs de la première quinzaine ont également  marqué  la reprise de la circulation des deux-roues. Les deux effets additionnés ont probablement produit cette forte hausse.

Pour autant, en année glissante (beaucoup moins impactée par les conditions météorologiques), sur les 12 derniers mois, la mortalité reste désespérément  stable (0,1%).


8 mai : La vitesse, thème de la campagne mondiale pour la quatrième Semaine mondiale de la sécurité routière des Nations Unies

Cette manifestation se déroulera du 8 au 14 mai 2017 à l'initiative du groupe de collaboration en matière de sécurité routière à l'ONU (Road safety collaboration). Cette semaine se concentrera sur le thème de la vitesse et les mesures à prendre pour remédier à ce facteur de risque clé dans l'insécurité routière. La vitesse contribue à environ un tiers de tous les accidents mortels de la circulation routière dans les pays à revenu élevé et jusqu'à la moitié dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. La Semaine mondiale de la sécurité routière cherche à accroître la compréhension des dangers de la vitesse et à générer des actions sur les mesures visant à relever la vitesse, ce qui permet de sauver des vies sur les routes.

Dans ce cadre, l'OMS a publié un nouveau rapport sur la gestion de la vitesse. Des vitesses sûres font partie des quatre éléments principaux de la «démarche sécuritaire des systèmes» de la sécurité routière, ainsi que des routes sécuritaires et des routes, des véhicules sûrs et des usagers de la sécurité de la route

Commentaires :

Si la France connait souvent une polémique sur l'enjeu "vitesse" dans l'accidentalité, ce sujet ne fait pas débat dans les autres pays, et notamment au sein de l'Organisation mondiale de la Santé.  L'OMS évalue à un tiers cet enjeu dans les accidents mortels, statistique du même ordre que celle constatée sur les routes de France.


8 mai : la Sécurité Routière lance la 1ère édition des Journées de la sécurité routière au travail

La Sécurité routière animera, à compter du 9 mai jusqu'au 12 mai, les Journées de la sécurité routière au travail pour échanger et agir contre le risque routier professionnel.  La SR invite ainsi les chefs(fes) d'entreprise, les chefs(fes) de service d'un organisme public et les directeurs(trices) des relations humaines sont invités à organiser pour leurs salariés du privé ou d'une administration des opérations de sensibilisation au risque routier, sur leur lieu de travail. Ces premières Journées de la sécurité routière au travail auront lieu  en même temps que la Semaine mondiale de la sécurité routière organisée par les Nations Unies.

Sur un site dédié, la DSR propose des outils d'animation pour ces journées.


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Les accidents de la circulation dans le cadre d'une mission ou sur le trajet domicile/travail constituent un enjeu important : plus de 15 % de la mortalité routière. Au-delà des drames humains qui affectent aussi la vie de l'entreprise,  les accidents de la route ont également un coût non négligeable. Les accidents sont à l'origine de près de 6 millions de journées de travail perdues

Cette initiative fait suite à  avoir signé l'Appel national des entreprises en faveur de la sécurité routière lancé le 11 octobre 2016 par les ministres de l'Intérieur et du Travail. Elles sont  près de 600 à avoir signé cet appel.



1er mai : Nouvelle accord transfrontalier

La DSR a signé fin avril  un accord d'échange transfrontalier d'informations avec la Hongrie et la Slovaquie. Les conducteurs qui commettent des infractions routières dans l'un de ces pays reçoivent désormais des amendes à payer.

Désormais, les conducteurs hongrois et slovaques flashés par les radars français reçoivent un avis de contravention dans leur boîte aux lettres. Le document est rédigé dans leur langue (ou l'une des langues officielles de leur pays). Il en est de même pour les conducteurs français commettant des infractions routières en Hongrie ou en Slovaquie.

Conformément à la directive européenne 2015/413, les échanges d'informations portent sur les excès de vitesse, conduite sous l'emprise d'alcool ou de drogue, non port de la ceinture de sécurité ou franchissement d'un feu rouge. En revanche, les infractions de stationnement ne sont pas concernées

Commentaires :

Des accords sur l'échange transfrontalier d'informations ont déjà été mis en place avec l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, l'Italie, le Grand Duché du Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne et la Roumanie. Un accord bilatéral spécifique le prévoit également avec la Suisse.


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