Cycliste

Définition :

Un cycliste est le conducteur d'un cycle.

Commentaires :

Un cycliste, au sens du code de la route, conduit un véhicule ayant au moins deux-roues et propulsé exclusivement par l'énergie musculaire des personnes se trouvant sur ce véhicule, notamment à l'aide de pédales ou de manivelles (article R 311-1 alinéa 6.10). Par extension, le code de la route appelle cycliste le conducteur d'un cycle à pédalage assisté (aliéna 6.11) appelé plus communément VAE pour vélo à assistance électrique.

Le cycliste, en tant que conducteur, est assujetti aux règles de circulation du code de la route. Pour autant, des règles spécifiques
lui sont imposées.  L'article R 431-1-1 lui impose de porter un gilet la nuit et dans des conditions de visibilité insuffisantes. Le port du casque pour les cyclistes n'est pas obligatoire pour les cyclistes sauf depuis  le décret n°2016-1800 du 21 décembre 2016 pour les enfants de moins de douze ans (article R. 431-1-3). Les cyclistes ne peuvent pas rouler à plus de deux de front sur la chaussée (R 431-7). La plupart des pistes cyclables sont d'usage obligatoire. Elles sont signalées par le panneau d'obligation B22a. L'article R 431-9 n'impose plus cette obligation systèmatiquement. Elle est instituée par l'autorité investie du pouvoir de police après avis du préfet. A défaut d'obligation, son usage peut être conseillé, signalée par le panneau d'indication C113.  Il en est de même pour les bandes cyclables qui sont des bandes réservées aux cyclistes sur la chaussée. Elles sont délimitées par une ligne  blanche  discontinue  de 3 mètres tout les 1 mètre 33 et de  25 cm de large  ou  exceptionnellement par  une  ligne  continue  de 25 cm de large. Le  marquage  des  bandes  cyclables  peut être  complété  par  des  pictogrammes  vélos  blancs  et  des flèches.

Les cyclistes peuvent circuler sur les aires piétonnes à l'allure au pas et sans gêner les piétons. Ils peuvent circuler sur les accotements équipements d'un revêtement routier. Les cyclistes ne peuvent pas rouler sur les trottoirs sauf dans certaines circonstances hors agglomération (Art R 431-10) et excepté les enfants de moins de huit ans (article R 412-34).

Dans le cadre de la valorisation des déplacements en vélo, les associations d'usagers cyclistes ont obtenu quelques dérogations à certaines règles du code de la route.  La réglementation de la signalisation routière donne, depuis 2012, aux collectivités territoriales lorsqu'elles le jugent possible, les outils pour autoriser les cyclistes à réaliser un cédez-le-passage à la place d'un arrêt au feu rouge avant d'effectuer une manœuvre de tourne-à-droite ou de poursuivre en mouvement direct dans un carrefour en T. Ce dispositif a été introduit dans le code de la route par le décret 2010-1390 du 12 novembre 2010. Initialement, seuls les mouvements de tourne-à-droite des vélos ainsi que leurs mouvements directs dans les carrefours en T, ont été ouverts. Ces dispositions ont été rendues applicables par l'arrêté du 12 janvier 2012 créant la signalisation nécessaire.

Le décret du 2 juillet 2015 portant sur le plan d'action pour les mobilités actives (PAMA) a élargi le champs des dérogations. Le conducteur d'un véhicule motorisé a le droit de chevaucher une ligne continue de séparation des voies afin de dépasser sans danger un cycliste. Le double-sens cycliste est généralisé sur les aires piétonnes et sur les voies où la vitesse de circulation est limitée à 30 km/h (R. 431-9 et R. 412-28-1) . Le cycliste peut s'écarter du bord droit de la chaussée ou des véhicules en stationnement, à la distance nécessaire à sa sécurité, pour se prémunir de l'ouverture des portières (R412-9).

Certes, ces dérogations sont des facilités de circulation pour les cyclistes. Elles posent néanmoins deux soucis. Le premier est qu'elles s'adressent essentiellement aux cyclistes confirmés, les cyclistes occasionnels étant peu au fait des dérogations. Ce faisant, ces cyclistes confirmés prennent souvent ces dérogations pour un droit qui doit être compris par les automobilistes et respecté. Le passage d'une pratique tolérée à un droit érigé dans le code de la route conduit à des comportements plus risqués de la part des cyclistes.

Le second souci est que ces dérogations inculquent aux jeunes cyclistes qu'il y a matière à déroger aux règles intangibles comme celui de franchir un feu rouge. 

Il est difficile d'évaluer l'impact de ces mesures sur l'accidentalité pour la raison que les accidents impliquant un cycliste sont sous représentés dans les statistiques. Les travaux du registre du Rhône, comparant les entrées aux urgences à la suite d'un accident de vélo et les fiches BAAC ont mis en évidence qu'environ 9 accidents sur dix impliquant un cycliste n'entraient pas dans les statistiques.Difficile dans ces conditions de mener des évaluations pertinentes et conclusives (recherche AVER Accidentalité à vélo et exposition au risque - ISFTTAR. Août 2012) 

Il est probable, confirmé par des études de la ville de Paris, que ces dérogations génèrent des conflits avec les piétons qui ont à prendre une double information : celle concernant les mouvements des véhicules motorisés et celle concernant les cyclistes qui peut être opposée.

Les données de l'accidentalité 2016 des cyclistes fournies par l'ONISR montrent un légère tendance à la hausse. L'interprétation de ces
données est délicate. Il faut tenir compte de l'augmentation indéniable de la pratique du vélo aussi bien dans nos villes comme déplacement urbain, notamment chez les jeunes avec le développement des libre-services, que dans nos campagnes avec la pratique sportive en essor notamment chez les jeunes retraités. Par ailleurs, l'accidentalité des cyclistes est très sensible aux conditions météorologiques, les cyclistes s'exposant peu lors de mauvaises conditions et au contraire pratiquement davantage lors de conditions favorables et cela qu'elle que soit les saisons.

L'accidentalité cycliste en 2017


© 2015 Tous droits réservés.

Optimisé par le service Webnode