Chantier routier

Définition :

doit être considéré comme un chantier routier, toute intervention sur le domaine routier susceptible de perturber la circulation des usagers. On parle alors de zone de travaux. Le chantier peut être fixe ou mobile. Lorsqu'il est situé en ville, on parle de chantier urbain.

Commentaires :

Les chantiers routiers doivent faire l'objet d'une signalisation temporaire. Elle a pour objet d'avertir et de guider l'usager, afin d'assurer sa sécurité et celle du personnel. Cette signalisation temporaire est définie par l'instruction interministérielle sur la signalisation - 8ème partie.

Ainsi,  les chantiers vont partie du paysage routier. Ils sont indispensables pour maintenir la qualité des chaussées (un revêtement doit être refait en moyenne tous les dix ans) et pour réaliser la maintenance des aménagements routiers (réparation d'une glissière, nettoyage des panneaux, élagage des arbres,..). Ils irritent souvent les automobilistes parce qu'ils sont sources de ralentissement, voire même de bouchons et donc de perte de temps. Ils sont hélas de plus en plus nombreux car, le trafic croissant fortement, l'usure des routes et les réparations induites par des incidents de toute nature reviennent à une fréquence plus rapprochée.

On dénombre chaque année sur le réseau routier plus de 30 000 chantiers perturbants pour la circulation dont l'importance peut varier en amplitude comme en durée. Ils s'accompagnent généralement d'une restriction de la largeur roulable accompagnée d'une limitation de
vitesse. Ils sont accompagnées d'une signalisation abondante alertant puis guidant l'automobiliste qui n'est pas toujours implantée suivant les règles de l'art.

 La période la plus favorable pour les travaux routiers se situe l'été car le trafic étant plus faible, la gêne est moins ressentie par les automobilistes mais les premiers chantiers apparaissent dès le printemps pour effacer les rigueurs de l'hiver.

Malgré ces précautions, on déplore chaque année plus de 1000 accidents corporels au droit des chantiers et plus d'une centaine de tués. On déplore également une dizaine d'accidents de la circulation impliquant des agents de chantier dans l'exercice de leur métier. 

Sans qu'il y ait nécessairement chantier, les agents d'exploitation qui sont au bord des routes sont particulièrement  sur le réseau autoroutier..

Les facteurs d'accidents :

 La conduite est toujours délicate le long de chantier même si bien souvent l'automobiliste n'en perçoit pas forcément le danger. Le premier endroit vulnérable est le début de chantier. Malgré la signalisation d'alerte, l'automobiliste se laisse parfois surprendre, notamment si le chantier oblige à une forte restriction de voie ou à une modifications du tracé. La situation la plus sensible est le basculement de circulation sur la voie opposée d'une deux fois deux voies. Il perd alors généralement le contrôle de son véhicule et heurte un obstacle. Il rentre aussi en collision arrière surpris par le ralentissement.

L'autre moment vulnérable est le moment de la levée du chantier, notamment lorsqu'il s'agit d'un balisage de voie. Le personnel est à ce moment particulièrement exposé. Le chantier étant terminé et en l'absence d'activité apparente, l'automobiliste est tenté de ne pas respecter les éléments de signalisation encore en place. Bien qu'impressionnant dans son dispositif, la circulation  basculée qui amène le conducteur à circuler sur la chaussée opposée n'est pas particulièrement dangereuse et souvent préférable à une déviation emmenant le trafic sur des les voies secondaires. Plus accidentogènes sont les chantiers avec une circulation alternée sur une distance supérieure à quelques centaines de mètres, notamment lorsque le dispositif doit être maintenu la nuit.

 La réglementation :

 Afin de minimiser la gêne à la circulation, la planificationet et le suivi des chantiers font l'objet d'une réglementation rigoureuse. Certains jours où la circulation est particulièrement dense dans les moments de forte migration, les chantiers sont même interdits par arrêté interministériel. Le matériel utilisé fait également l'objet d'une réglementation exigeante notamment en matière de rétroreflexion pour assurer une bonne visibilité de nuit du chantier. Des matériels mobiles très performants sont également utilisés comme la flèche de rabattement clignotante.


L'observation de la signalisation de chantier conduit au constat que les responsables de chantier ont à coeur de mettre en place un dispositif ne pénalisant pas la circulation et assurant une certaine fluidité. Il est probable que cela soit une des raisons qui explique l'insuffisance du ralentissement des véhicules à l'approche d'un chnatier.


En dehors des travaux réalisés par le gestionnaire de la route, les autres travaux (services publics comme EDF, entreprise de BTP) doivent faire l'objet d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public.Cette autorisation prend la forme d'un permis de voirie, délivré, à titre précaire et révocable. Le permis comprend un arrêté de voirie  autorisant la réalisation des travaux en bordure
de voie ou empiêtant la voie ou sur la voie pour une durée déterminée, et éventuellement d'un arrêté de circulation qui autorise l'interruption ou l'aménagement de la circulation. Cet arrêté de circulation est délivré par l'autorité de police de circulation, le maire dans les communes, alors que le permis de voirie est délivrè par l'autorité propriétaire de la route ou de la rue, propriétaire qui peut être le département ou l'Etat. Il revient donc en priorité au pouvoir de police de la circulation de fixer des exigences de sécurité vis à vis du chantier au regard de la sécurité des usagers de la route ou de la rue.


La prise en compte des piétons, lors de chantiers en milieu urbain, est très souvent absente. Pourtant, elle doit répondre à deux objectifs essentiels : garantir leur sécurité, vis-à-vis des dangers liés aux travaux et à la circulation, et assurer la continuité de la chaîne du déplacement. Il existe également des obligations réglementaires. Toutes ces règles de l'art sont consignées dans un document du CEREMA, qui semble méconnue.


 


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