Octobre 2017

15 octobre : Baisse significative de la mortalité en septembre de -13,5 %

Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 289 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en septembre 2017 contre 334 en septembre  2016, soit 45 tués en moins  (-13,5%). C'est la troisième baisse consécutive de la mortalité, soit pour ce troisième trimestre 60 personnes tuées en moins (-6%)
Ce bilan encourageant efface un second trimestre qui avait connu  une hausse de +11% (89 personnes tuées en  plus).
Au final, sur les neuf derniers mois, la mortalité est quasi stable avec -0,2%.

Commentaires :

Le dernier trimestre fixera le sort de la mortalité routière 2017. Après trois années consécutives à la hausse, il est légitime d'espérer enregistrer une baisse au  regard des mesures prises. Si elle survient, elle sera pour autant insuffisante pour atteindre les objectifs fixés. De nombreux facteurs conjoncturels viennent s'y opposer comme simplement le vieillissement de la population, la reprise économique ou encore les conditions climatiques qui expliquent en partie la hausse de +.9% de la mortalité des usagers deux-roues sur ces neuf derniers mois.


06 octobre 2017 : Publication d'un rapport sur la politique d'implantation des radars

Les médias se sont fait l'écho d'un rapport du sénateur Vincent Delahaye proposant pour lutter plus efficacement contre le smartphone au volant, des  brouilleurs d'ondes, ou de brouilleurs d'avertisseurs de radars, sur le territoire ou directement dans certains véhicules des forces de l'ordre. Se faisant, ces médias oublient de mentionner que ce rapport d'information rendu public le 18 juillet 2017 fait 34 recommandations à partir des questionnements suivants :

Les radars sont-ils placés aux meilleurs endroits pour sauver des  vies et éviter des blessés et des handicaps ? Ou bien leur implantation est- elle déterminée en fonction des recettes qu'ils pourraient engendrer ?  Sont-ils la recette « miracle » contre l'insécurité routière ?

Au final d'une analsye approfondie, on dénombre dans ce rapport six recommandations concernant effectivement leur implantation, leur fonctionnement et leur utilisation, trois concernant les aspects financiers et budgétaires mais ausi neuf portant sur une association plus étroite de l'ensemble des acteurs à la lutte contre l'insécurité routière, trois visant  l'alcool et les stupéfiants au volant, trois visant les « distracteurs » et l'utilisation du portable au volant, sept concernant  la protection des usagers les plus vulnérables, une portant sur la prévention et deux sur l'état des routes.

Commentaires :

Ce rapport mérite une lecture attentive. Il est bien documenté. Il apporte des éléments d'évaluation et d'appréciation. Ilpose des questions traitées également dans la rubrique débat du site.
Il refait l'historique des nombreuses mesures prises depuis 2002. Bref, un excellent document de travail pour tous les acteurs de la sécurité routière avec à la clé 34 recommandations très pertinentes, dont curieusement la moins faisable a été la seule à être reprise par les médias.


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