Les mois de janvier




D'une façon générale, les grandes variations de la mortalité d'un mois sur l'autre sont la résultante des conditions météorologiques, affectant le trafic à la hausse ou à la baisse et modifiant les comportements de conduite dans le sens d'une baisse des vitesses pratiquées ou d'une hausse. Cela concerne principalement les mois d'hiver et les mois d'été car ils présentent souvent d'une année sur l'autre de très forts contrastes dans la durée.

Les mois de janvier n'échappent pas à ce constat. Ils alternent souvent hausse et baisse de façon assez nette. Elles touchent essentiellement les usagers automobilistes et les piétons, les usages à deux-roues étant moins présent sur les routes l'hiver.


Janvier 2018 : Baisse sensible de -7,9 % de la mortalité en janvier

Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 235 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en janvier 2018. Comparé au mois janvier 2017 où l'on avait déploré 255 morts sur ces routes, 20 personnes de plus ont été tuées, soit une baisse  de -7,9 %. En année glissante sur les 12 derniers mois, la mortalité est en légère baisse de -1,7 %. Janvier 2018 égale janvier 2014 (lire baromètre des mois de janvier). Il constitue le mois de janvier le moins meurtrier jamais enregistré. Il suit un mois de décembre déjà significativement à la baisse. S'agit-il en fin d'un renversement de tendance annonçant une reprise d'une baisse régulière de la mortalité. C'est l'espoir formulé à travers les dernières mesures dévoilées lors du CISR de janvier. D'aucuns verront peut-être un phénomène d'anticipation de la baisse à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles, phénomène déjà observée lors des annonces sur les radars en 2012. Janvier 2013 avait alors également connu une baisse substantielle de la mortalité. D'autres y verront l'impact des conditions météorologiques très particulières de ce mois de janvier maussades, un des plus pluvieux jamais enregistrés. N'oublions pas que janvier 2017 fut froid et sec. Ce sont deux contextes météorologiques opposés qui se traduisent par une importance des déplacements différente et donc des expositions risques moindres, particulièrement pour les automobilistes, pour le cas de ce janvier pluvieux. Cette hypothèse avait déjà été formulée pour décembre dernier.

Attendons le bilan de février pour se déterminer sur l'évolution de cette tendance. En effet, février 2017 avait connu une des plus faibles mortalités mensuelles, la plus faible jamais enregistrée avec février 2012 et mars 2013. Ce fut le mois de février le plus chaud sur la période 1900 /2017 alors que février 2018 vit actuellement une période plutôt hivernale.

Encore une fois, les variations des conditions météorologiques d'une année sur l'autre est l'explication principale de grands écarts dans la mortalité d'un mois d'une année sur l'autre. L'impact peut aller au-delà de + ou - 10 %.

Rappel de l'actualité :

9 janvier : Annonce de 18 mesures au CISR


Janvier 2017 : Nette baisse  de -8,9 % par rapport à Janvier 2015 
  Janvier démarre sous de mauvais auspices. Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en janvier 2017. Comparé au mois janvier 2016 où l'on avait déploré 236 morts sur ces routes, 21 personnes de plus ont  été tuées, soit une hausse de + 8,9%. Les mois de janvier alternent hausse et baisse depuis cinq  ans, traduisant la sensibilité de ce mois aux conditions météorologiques. Néanmoins, janvier 2017 se situe au-dessus de la moyenne qui est de 246.

Depuis janvier 2014, la mortalité est en hausse régulière, en moyenne de 2% par an, dont celle des usagers des véhicules de tourisme de
+9,5%. Quant à la mortalité piétonne, elle devient franchement préoccupante avec une hausse de +30% pendant la même période (décembre 2013-janvier 2014).

Peut-on pour autant tirer que la politique de sécurité menée depuis trois ans est inopérante 2015 ? Difficile d'en juger face à ce climat ambiant délétère qui n'encourage pas au respect des règles.

Force est de constater que la sécurité routière ne fait plus consensus. A-t-il d'ailleurs vraiment existé ?  Elle ne constitue plus aux yeux des politiques en France (mais aussi dans certains pays de l'UE touchés par le même mal) un enjeu. Elle est plutôt vécue comme une source d'ennui. Au sein d'un ministère de l'Intérieur, elle devient un sujet annexe de sa politique de sécurité publique.

 La mortalité routière devient un indicateur de référence : la grippe va faire cet hiver 3 fois plus de morts que la route, entend t-on. Petit
à petit, s'installe ainsi l'idée que nous sommes proches du seuil sous lequel il sera difficile de descendre, en attendant la voiture autonome dont on nous promet monts et merveilles. Toutes les énergies et les financements sont maintenant orientés vers ce graal.

 

Par ce biais, la sécurité routière est en train de changer de paradigme, redevenant une composante des déplacements. Dans le triptyque
conducteur/véhicule/infrastructure, le conducteur sera de moins en moins l'opérateur central du système.


Rappel de l'actualité :

1er janvier : Le surteintage des vitres avant, les conducteurs de véhicules de société infractionnistes

8 janvier : 4 personnes tuées dans un accident d'autocar sur la RCEA

23 janvier : Installation du Conseil national de sécurité routière dans sa quatrième édition

 

Janvier 2016 : baisse significative de -10,7% par rapport à Janvier 2015

La mortalité routière de Janvier 2016 est marquée par une baisse significative de -10,7% par rapport à Janvier 2015 d'autant que ce mois a bénéficié d'un léger effet calendaire défavorable avec 5 dimanches contre 4 en janvier 2015. Janvier 2015 avait connu de son côté  une hausse significative à peu près du même ordre.

Faut-il en conclure que ce mois marque une inversion de la tendance à la hausse enregistrée depuis 24 mois ? Il est prématuré pour l'avancer d'autant que dans la série des mois de Janvier, on constate que Janvier 2015 avait connu une hausse anormale et que Janvier 2016 se situe au niveau de Janvier 2014.

On remarque néanmoins que pour la première fois depuis plus de 33 mois la mortalité des occupants des véhicules légers baisse et ce nettement avec 28 personnes tuées en moins. C'est exactement le nombre de vies épargnées entre Janvier 2015 et janvier 2016 alors que la mortalité des usagers vulnérables reste stable. C'est aussi l'inverse de décembre où la totalité des gains avait été obtenue chez les usagers vulnérables.

Il est possible d'y voir un effet météorologique. Janvier a été très pluvieux. La pluie augmente les risques d'accidents. Cela trouverait sa traduction dans une hausse de +5,2% ainsi qu'une hausse des victimes de +8,7%. Ces accidents se produisent généralement à des vitesses moindres qui pourraient expliquer en partie la baisse de la mortalité. Elle n'affecte pas trop les usagers vulnérables qui sont plus exposés par temps de pluie mais qui sont nettement moins nombreux.


Rappel de l'actualité

1er janvier : Gilet obligatoire pour les conducteurs de deux-roues motorisés
26 janvier : Promulgation de la loi sur la modernisation de notre santé - Assouplissement de l'encadrement de la publicité sur les boissons alcooliques
26 janvier : Extension des dispositions de dépistage d'alcool et de drogue au volant.




  
  
  
  
  


  
  
  
  
  


  
  
  
  
  


  
  
  
  
  


  
  
  
  
 


L'évolution de la mortalité des mois de janvier est un des mois les plus impactés par les conditions météorologiques tant elles peuvent être constrastés d'une année sur l'autre.  L'alternance nette  à la hausse ou à la baisse enregistrée depuis une dizaine d'année, traduit la sensibilité de ce mois aux conditions météorologiques. Cette sensibilité concerne essentiellement les automobilistes, les usagers deux-roues étant moins présent sur les routes.


Janvier 2017 : Hausse nette de +8,9% par rapport à janvier 2016

Janvier démarre sous de mauvais auspices. Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en janvier 2017. Comparé au mois janvier 2016 où l'on avait déploré 236 morts sur ces routes, 21 personnes de plus ont  été tuées, soit une hausse de + 8,9%. Les mois de janvier alternent hausse et baisse depuis cinq  ans, traduisant la sensibilité de ce mois aux conditions météorologiques. Néanmoins, janvier 2017 se situe au-dessus de la moyenne qui est de 246.

Depuis janvier 2014, la mortalité est en hausse régulière, en moyenne de 2% par an, dont celle des usagers des véhicules de tourisme de
+9,5%. Quant à la mortalité piétonne, elle devient franchement préoccupante avec une hausse de +30% pendant la même période (décembre 2013-janvier 2014).

Peut-on pour autant tirer que la politique de sécurité menée depuis trois ans est inopérante 2015 ? Difficile d'en juger face à ce climat ambiant délétère qui n'encourage pas au respect des règles.

Force est de constater que la sécurité routière ne fait plus consensus. A-t-il d'ailleurs vraiment existé ?  Elle ne constitue plus aux yeux des politiques en France (mais aussi dans certains pays de l'UE touchés par le même mal) un enjeu. Elle est plutôt vécue comme une source d'ennui. Au sein d'un ministère de l'Intérieur, elle devient un sujet annexe de sa politique de sécurité publique.

 La mortalité routière devient un indicateur de référence : la grippe va faire cet hiver 3 fois plus de morts que la route, entend t-on. Petit
à petit, s'installe ainsi l'idée que nous sommes proches du seuil sous lequel il sera difficile de descendre, en attendant la voiture autonome dont on nous promet monts et merveilles. Toutes les énergies et les financements sont maintenant orientés vers ce graal.

 

Par ce biais, la sécurité routière est en train de changer de paradigme, redevenant une composante des déplacements. Dans le triptyque
conducteur/véhicule/infrastructure, le conducteur sera de moins en moins l'opérateur central du système.

 

Janvier 2016 : Baisse significative de -10,7% par rapport à Janvier 2015

La mortalité routière de Janvier 2016 est marquée par une baisse significative de -10,7% par rapport à Janvier 2015 d'autant que ce mois a bénéficié d'un léger effet calendaire défavorable avec 5 dimanches contre 4 en janvier 2015. Janvier 2015 avait connu de son côté  une hausse significative à peu près du même ordre.

Faut-il en conclure que ce mois marque une inversion de la tendance à la hausse enregistrée depuis 24 mois ? Il est prématuré pour l'avancer d'autant que dans la série des mois de Janvier, on constate que Janvier 2015 avait connu une hausse anormale et que Janvier 2016 se situe au niveau de Janvier 2014.

On remarque néanmoins que pour la première fois depuis plus de 33 mois la mortalité des occupants des véhicules légers baisse et ce nettement avec 28 personnes tuées en moins. C'est exactement le nombre de vies épargnées entre Janvier 2015 et janvier 2016 alors que la mortalité des usagers vulnérables reste stable. C'est aussi l'inverse de décembre où la totalité des gains avait été obtenue chez les usagers vulnérables.

Il est possible d'y voir un effet météorologique. Janvier a été très pluvieux. La pluie augmente les risques d'accidents. Cela trouverait sa traduction dans une hausse de +5,2% ainsi qu'une hausse des victimes de +8,7%. Ces accidents se produisent généralement à des vitesses moindres qui pourraient expliquer en partie la baisse de la mortalité. Elle n'affecte pas trop les usagers vulnérables qui sont plus exposés par temps de pluie mais qui sont nettement moins nombreux.

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