Les mois d'avril




 Avril est un mois particulier puisqu'il dispose d'un lundi férié occasionnant un long week-end. Ce dernier fut longtemps un des plus meurtrier avec celui de la Toussaint. Ce n'est plus tout à fait le cas depuis l'apparition des RTT qui ont eu tendance à étaler ce type de week-end sur le jeudi et le mardi  d'une part et à minorer le trafic d'autre part. Ce week-end a aussi la particularité de glisser en mars selon les années.

Autre conséquence, le mois d'avril est le mois des vacances de printemps qui couvrent pratiquement trois semaines en débordant sur mai avec dans ces semaines parfois, la présence de Pâques.

Enfin, avril marque souvent le démarrage de la saison où sortent davantage les deux-roues qu'ils soient motorisée ou non. Il s'ajoute à cela comme pour tous les mois l'impact des conditions météorologiques mais qui est moins net que pour les mois d'hiver.

Avril 2018 :

Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 279 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en avril  2018. Comparé au  mois d'avril  2017 où l'on avait déploré 281 morts sur ces routes, 2 personnes de moins ont été tuées, soit une baisse de -0,2%.  En année glissante sur les 12 derniers mois, il apparait  une très légère baisse de - 2,2 %. Depuis le début de l'année, correspondant au premier quadrimestre, la baisse est de -4,6%.

La stabilité de la mortalité d'avril confirme la  légère tendance à la baisse  amorcée depuis décembre. Pour autant, on ne peut pas dire qu'il s'agit d'un mois en « progrès » puisque cette mortalité est nettement supérieure à celle enregistrée sur les huit dernières années. Quelques éléments explicatifs possibles : ce mois d'avril 2018 contenait le lundi Pâques hors vacances scolaire qui a parfois un impact sur l'accidentalité. Il a été marqué par une grande douceur avec un épisode de chaleur exceptionnelle du 18 au 22, douceur qui marque une augmentation nette du trafic de deux-roues. On peut également supposer que les grèves des cheminots qui ont concerné 8 jours du mois ont eu un effet sur le trafic et donc l'accidentalité.

Avril  2017

Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 287  personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en avril 2017. Comparé au mois d'avril 2016, 44 personnes de plus ont été tuées, soit une hausse significative de  + 18,1 %. Comme souvent en avril, la mortalité routière connait de fortes variations d'une année sur l'autre. Ces variations sont  à mettre en relation avec les conditions météorologiques qui sont parfois très opposées. Classé atypique par Météo France, avril 2017 a été un des mois d'avril les plus secs avec des records de chaleur et de gel. Ces conditions n'ont pas été sans répercussion sur  les déplacements automobiles. Les chaleurs de la première quinzaine ont également  marqué  la reprise de la circulation des deux-roues. Les deux effets additionnés ont probablement produit cette forte hausse.

Pour autant, en année glissante (beaucoup moins impactée par les conditions météorologiques), sur les 12 derniers mois, la mortalité reste désespérément  stable (0,1%).

Avril 2017 a été marqué de deux très graves accidents de collision frontale faisant à eux deux 11 tuès soit près de 5% de la mortalité du mois.

Faits marquants :

1er avril : 6 jeunes décèdent dans une collision  à Montecenis ( Saône et Loire)

4 avril : mortelle collision frontale : Cinq personnes, dont deux nourrissons, tuées sur la départementale RD 928, à Radinghem (Pas-de-Calais)

Avril 2016 :

Après deux mois consécutifs de hausse mensuelle, la mortalité routière d'avril 2016 par rapport à celle d'avril 2015 est en légère baisse de -5%. Une nouvelle hausse aurait signé une tendance à la hausse de l'insécurité routière. La tendance qui se dégage depuis juillet dernier est une certaine stabilité autour de 3450 personnes tuées sur douze mois. On remarquera que la mortalité reste ainsi à la hausse sur les quatre premiers mois de l'année (+2,1%) ainsi que sur les 12 derniers mois (+2,9%).

De ce constat, on ne peut que conclure que les annonces des nouvelles mesures faites d'abord en janvier 2015 puis au CISR d'octobre 2016 n'ont produit aucun effet positif.

Certes, certains facteurs conjoncturels pèsent en défaveur de la sécurité routière. La baisse du coût du carburant ainsi que la légère reprise économique avec une baisse du chômage génèrent habituellement davantage de déplacement et donc d'exposition au risque d'accident. Une récente étude produite par l'IRTAD (why does road safety improve when economic times are hard ? - octobre 2015) semble démontrer un lien entre ces facteurs économiques et l'accidentalité. Hélas, la France ne dispose pas d'une mesure en temps presque réel de l'évolution du trafic permettant pour le moins de confirmer le lien entre reprise économique et reprise du trafic routier.

Une analyse plus fine de ce mois d'avril permet par ailleurs de minimiser son résultat. Le calendrier situe le plus souvent le week-end de Pâques en avril, ce qui ne fut pas le cas en cette année 2016. Si cela a pénalisé le bilan très mauvais de mars, cela a légèrement bonifié ce mois-ci. Il reste néanmoins moins bon qu'avril 2013 (213 personnes tuées), 2013 étant l'année de référence pour son résultat annuel.

Par ailleurs, ce mois n'a été marquée par aucune autre situation calendaire, météorologique ou évènementielle ayant pu influer dans un sens ou un autre l'accidentalité de façon significative. Tout juste, une météorologie moins clémente conduit souvent à une légère baisse de la mortalité des deux-roues et une légère hausse de la mortalité des piétons.

L'accidentalité des usagers vulnérables reste très réactive aux conditions météorologiques alors que celle des usagers des véhicules légers l'est beaucoup moins. C'est l'évolution de la mortalité de ces usagers qui constitue l'indicateur le plus solide de l'évolution globale de la mortalité routière. Or, cette dernière est désespérément régulièrement à la hausse depuis février 2014 soit une hausse de 14% (soit de 1574 personnes tuées à 1795). Cette hausse efface la baisse spectaculaire obtenue entre janvier 2013 et juin 2013 (de 1874 à 1663 soit -11%) grâce à la communication annonçant la mise en circulation des radars dits mobiles/mobiles.


Faits marquants :


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