Bande cyclable

Définition :

Le terme bande cyclable désigne une voie exclusivement réservée aux cycles à deux ou trois roues sur une chaussée à plusieurs voies (article R 110-2 du code de la route).

Commentaires :

Les premières bandes cyclables dans nos villes apparaissent dans les années 70/80 dans la dynamique des plans de circulation dont se dotaient les villes grâce à une subvention de l'Etat. Il s'agissait de revitaliser l'usage du vélo et de lui donner une place face au développement croissant des déplacements automobiles. Ces bandes situées sur la chaussée sont moins couteuses à réaliser que les pistes cyclables. Moins consommatrices d'espace, elles permettent une continuité d'itinéraire dans les centres urbains anciens et éventuellement de réduire l'espace roulable dans les grandes artères.

Jusqu'en 1998, il y avait obligation de les emprunter. Un décret du 14 septembre 1998 a supprimé cette obligation sauf si l'autorité de la police de la circulation, en l'espèce le maire en ville, en décide autrement (article R 431-9 du code de la route).

La réglementation de la signalisation impose une marque spécifique afin que les usagers puissent identifier cette espace (marquage au sol d'indication et panneau en cas d'obligation). A défaut d'obligation, son usage peut être conseillé, signalée par le panneau d'indication C113. Elles sont délimitées par une ligne  blanche  discontinue  de 3 mètres tout les 1 mètre 33 et de  25 cm de large  ou  exceptionnellement par  une  ligne  continue  de 25 cm de large. Le  marquage  des  bandes  cyclables  peut être  complété  par  des  pictogrammes  vélos  blancs  et  des flèches.

S'agissant d'une voie réservée à l'usage exclusive du vélo, les autres catégories d'usage ne doivent pas y circuler (Article R 412 -7 du code de la route), ni y stationner (article R 417-10 du code de la route).

Les bandes cyclables doivent respecter certaines règles de conception. En ville, la largeur recommandée est de 1,50 m hors marquage en section courante. Peu d'études ont permis de mettre en évidence le niveau de sécurité de ces bandes cyclables.
Aucune n'a étudié, à ma connaissance, l'impact de la mesure supprimant l'obligation de leur usage par les cyclistes. Il n'en demeure pas moins que la prise en compte de la sécurité des cyclistes semble parfois sacrifiée au  profit des pressions pour réaliser absolument un itinéraire cyclable. Ainsi, dans le cas d'une bande cyclable longeant des places de stationnement, il faudrait réserver une surlargeur de 0,50 m ou un espace tampon pour éviter que le cycliste soit surpris par l'ouverture inopinée d'une portière.

Certes, des recommandations concernant les règles de l'art dans les aménagements cyclables existent. Elles sont produites par le CEREMA. Hélas, elles ne sont pas opposables aux aménageurs qui, parfois, sont peu regardant sur  le côté sécuritaire des bandes cyclables, souvent par méconnaissance de ces règles.

Face à l'augmentation de la pratique du vélo dont on peut se réjouir, il serait bon, pour éviter que la courbe d'accidentalité des cyclistes ne suive le même chemin,  d'introduire un contrôle de sécurité obligatoire et périodique de ces aménagements par une autorité indépendante.


28/02/2018


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