Passage piéton

Définition :

Terme utilisé dans le langage courant pour désigner le plus souvent l'emplacement où le piéton est autorisé à traverser la chaussée et où les véhicules sont tenus de céder le passage.

Commentaires :

Curieusement, le code de la route n'utilise jamais le terme "passage piéton" mais lui préfère dans les différents articles concernant la traversée des piétons. le terme "passage prévu à l'intention des piétons" ou "passage réservé à la circulation des piétons"

Les premiers passages piétons étaient appelés "passages cloutés" du fait qu'ils étaient martérialisés par des clous. Les clous ont ensuite été remplacés par des bandes blanches au sol. Les passages piétons sont aussi parfois à tort appelés "passages protégés.

Les bandes blanches, signalisation de reconnaissance d'un passage piéton, sont définies par l'article 118 de l'instruction interministérielle sur la signalisation - 7ème partie - Marquage. Le terme utilisé dans cet article est  "Passages pour piétons".  Les  passages  pour  piétons  sont  délimités  par  des  bandes rectangulaires ou parallélépipédiques blanches parallèles   à  l'axe   de   la   chaussée,   d'une  longueur minimale de 2,50 m en ville et d'une longueur de 4 à 6  mètres  en  rase  campagne  ou  dans  les  traverses  de petites  agglomérations.  La  largeur  de  ces  bandes  est  de  0,50  mètre  et  leur  interdistance  de  0,50  mètre  à 0,80 mètre. Ce marquage est obligatoire en la forme pour désigner un passage piéton.  Tout autre marquage ou figuration ne confère aucun droit aux piétons. Les produits de marquage de ces passages doivent respecter une norme spécifique.

Quant à la signalisation verticale, elle n'est pas obligatoire. Elle peut se faire par le panneau de danger nomenclaturé A13b en amont du passage et/ou par un panneau de position nomenclaturé C 20. Ces panneaux sont rarement utilisés en ville mais davantage sur les traversées de village.


L'obligation pour les véhicules de cédez le passage aux piétons est une obligation récente. Il y a toujours eu une croyance que les véhicules avaient l'obligation de s'arrêter à ces endroits en présence d'un piéton,  Or, les textes du code de la route étaient loin d'être explicites à ce sujet. Cette obligation n'est vraiment devenue explicite que depuis le décret du 12 novembre 2010 modifiant l'article R 414-11.

Cet article spécifiait jusqu'alors que le conducteur était tenu de céder le passage au piéton s'engageant régulièrement dans la traversée. Il subsistait un flou quant à la notion d'engagement d'une part et d'autre part la notion de régulièrement était restreinte par l'article R 412-37. Ce dernier stipule que le piéton doit tenir compte de la visibilité ainsi que de la distance et de la vitesse des véhicules. Ces réserves permettaient de douter du caractère prioritaire du piéton. Le décret du 12 novembre 2010 a ajouté l'obligation de cédez le passage pour les automobiistes lorsque le piéton  manisfeste clairement son intention de traverser.

D'autres obligations sont prévues par le code de la route pour protéger le passage piéton  comme celle de l'interdiction de stationner et de s'arrêter (R 417-10 et R 417-5) ou celle de doubler (R 414-5).

L'article accroît également la sanction puisque l'amende devient une amende de 4ème classe et le retrait de point passe de 2 à 4 points.

Loin de croire, à la suite de cette nouvelle réglementation que le piéton est vraiment protégé d'un point de vue réglementaire. Le texte ne précise pas notamment quelle est la manière pour le piéton de manifester son intention de traverser. Par ailleurs, la notion de protection résulte davantage de la qualité de l'aménagement de la traversée piétonne qui va induire le comportement des conducteurs.


Ces aménagements doivent viser à réduire la vitesse d'approche des véhicules à moins de 50 km/h pour bien faire, à améliorer la visibilité mutuelle entre piéton et conducteurs en supprimant tous les chaces à cette visibilité et ils sont nombreux en ville et à réduire la longueur de la traversée (à moins de 7 mètres pour bien réduisant ainis le temps d'exposition qui peut être très long pour une personne âgée). Ces aménagements sont décrits dans de nombreux guides techniques. Ils étaient déjà présentées dans une brochure datée de 1985 ! Hélas, aucune obligation ne s'impose aux gestionnaires des voies pour traiter les passages en respectant ces bonnes pratiques.


Généralement présent en carrefour pour assurer la continuité d'un trottoir (si celui-ci existe), il n'existe aucun critère technique et réglementaire imposant l'implantation d'un passage piéton, notamment en dehors des carrefours en section courante (contrairement à d'autrs payes comme le Royaume-uni, l'Allemagne ou la Suisse.


Rédaction le 10 octobre 2017

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