Trottoir

Défintion :

Le trottoir est l'espace réservé dans une rue à la circulation exclusive des piétons. Il est généralement séparé de la chaussée par une bordure qui le suréleve d'environ 14 cm. Cette surélévation avec sa bordure a pour vocation d'empêcher les véhicules d'empiéter sur cet espace.

Commentaires :

Mise à jour le 27 juin 2018

Curieusement, le code de la route ne donne aucune définition de cet espace. Pour autant, il indique bien aux piétons qu'ils doivent l'utiliser lorsqu'il existe (R 412-34) et il est  interdit aux véhicules (y compris les deux-roues motorisés) d'y stationner et encore moins d'y circuler.

Le trottoir est pourtant convoité par les automobilistes à la recherche d'une place pour se garer. C'est pour dissuader cette pratique illégale, que les responsables de la voirie (qui ont la charge de l'aménagement des trottoirs) posent des potelets ou autres équipements de dissuasion.

Cet espace est également convoité par les cyclistes mais seul les enfants de moins de huit ans ont le droit d'y circuler sans poser le pied à terre. Si le trottoir est suffisamment large, les responsables de la voirie délimitent parfois un espace cycliste situé coté chaussée, assimilable à une piste cyclable, à ne pas confondre avec un trottoir partagé, concept qui se développe dans certaines villes sans fondement réglementaire et qui n'est pas sans poser des problèmes de sécurité pour les piétons.

Un trottoir devrait laisser un espace libre d'au moins 1 mètre 40 afin que les personnes à mobilité réduite en chaise roulante puissent circuler, ainsi que les personnes avec une poussette d'enfant. Cette exigence ne se trouve pas dans le code de la route mais résulte de la lLoi 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et les textes d'application qui en découlent, en particulier le décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006 relatif aux prescriptions techniques pour
l'accessibilité de la voirie et des espaces publics, art. 1er. Ce dernier stipule que  « Le profil en travers a une largeur suffisante et dégagée de tout obstacle pour permettre le cheminement des piétons en sécurité"».   Ce décret est complété par l'arrêté du 15 janvier 2007, consolidé le 3 octobre 2012, qui précise dans son article 1-3° « La largeur minimale du cheminement est de 1,40 mètre libre de mobilier ou de tout autre obstacle éventuel . En l'espèce, il n'y a aucun doute à qualifier un trottoir comme cheminement des piétons.

 

S'agissant des personnes juchées sur les nouveaux véhicules dits engins de déplacement personnel de type Seqway, ces dernières ne sont pas assimilées à des piétons. Seules le sont, selon le code de la route, les personnes sur des patins à roulette. L'aménagement des rues conduit parfois les architectes à ne plus surélever les trottoirs et à les séparer plus ou moins de la chaussée. Ce type d'aménagement ne peut se concevoir que dans les rues où la vitesse est limitée par des aménagements en zone 30 ou en zone de rencontre.

Le développement de la pratique du vélo améne également les autorités en charge de la circulation (le maire en agglomération) à permettre la circulation des cyclistes sur des espaces de type trottoir et ce sans délimitation. Du point de vue de la sécurité des usagers piétons, la règle devrait être celle appliquée dans les aires piétonnes où le cycliste doit poser pied à terre. Pour combler le vide réglementaire qui entoure le trottoir, des réfléxions sont en cours pour lui donner un statut juridique par un article du code de la route.

 

Toujours du point de vue de la sécurité des piétons, il serait souhaitable que le trottoir reste strictement affecté à la circulation des piétons, à l'exception  les dérogations déjà prévues à l'article R 412-34 alinéa II du code de la route  et que tout autre usage dont celui du stationnement des véhicules motorisés soit effectivement sanctionné conformément à l'article R 417-10. Le trottoir devrait être  repérable et détectable, si possible  par une surélévation par rapport à l'espace roulable. Il ne peut être ni un espace partagé, ni une aire piétonne, ni un espace aussi pour les cyclistes et les EDP, ni une voie verte.


 

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