Voie verte

Définition :

Une voie verte est une route exclusivement réservée à la circulation des véhicules non motorisés, des piétons et de cavaliers (article R
110-2 du code de la route - décret du 16 septembre 2004
). L'article R 412-7 précise que les conducteurs de véhicules motorisés ne doivent pas circuler sur une voie verte.

L'arrêté du 11 juin 2008 définit le panneau « voie verte » de nomenclature C 115. La présence d'un panonceau M4y autorise la
circulation des cavaliers.

Commentaires :

Une voie verte n'est réglementairement ni une véloroute, ni une aire piétonne, ni une piste cyclable, ni un trottoir

La voie verte est une possibilité réglementaire permettant de créer une voie de communication dépourvue de circulation motorisée, donc plus sécurisée.  La notion de route indique qu'il s'agit d'un espace ayant son emprise propre hors route traditionnelle. Concrètement, on ne peut transformer un trottoir jouxtant une chaussée en voie verte.

Une voie verte est donc un aménagement en site propre (indépendant du réseau routier), réservée à l'usage exclusif des circulations douces : vélos, piétons (y compris à mobilité réduite). Les voies vertes  sont souvent aménagées sur d'anciennes voies ferrées ou sur des berges de canaux, de même certaines allées de parcs urbains, lorsqu'elles ne sont  pas créées de toutes pièces.

La création d'une voie verte nécessite un arrêté de la circulation prise par l'autorité compétente. Cet arrêté peut introduire des contraintes de circulation selon l'importance des flux d'une part et la largeur disponible d'autre part (partage de la voie entre piétons et cyclistes,
limitation de vitesse pour les cyclistes, ...).

Pour autant, les services de police, de sécurité, les véhicules d'entretien ou de service (VNF par exemple pour une voie d'eau navigable) sont autorisés à y circuler, même si les panneaux de police de type B7b excluent les véhicules à moteur.


Les voies vertes sont, par définition, bidirectionnelles et ont une largeur en milieu urbain de 3 à 5 m  selon la fréquentation attendue, de 2,5 à 3 m en section rurale. La solution de séparation des usages n'est pas obligatoire. Cependant, elle doit être attentivement étudiée si les flux sont élevés. Dans ce cas,  la partie «piétonne » doit être suffisamment écartée de la voie principale et offrir au piéton ou au jogger un  cheminement plus attractif. Un élargissement d'une plate-forme unique à 3,5 m est une solution préférable.

La cohabitation entre équestres et cyclistes n'est pas évidente d'un point de vue sécurité et on préférera séparer les « trafics » lorsque l'emprise le permet ou rechercher un autre parcours pour les chevaux.

Les différences de vitesse entre cyclistes et les autres usagers constituent la source essentielle de conflits potentiels. Les cyclistes sportifs ne peuvent, en effet, rouler aussi vite qu'ils le souhaiteraient à cause des autres catégories de cyclistes (en balade, enfants...). C'est pourquoi il peut être utile d'imposer une limitation de vitesse. Réglementairement, les rollers et autres engins de déplacement individuels ne peuvent pas circuler sur ces voies, n'étant ni assimilés à des piétons, ni à des cyclistes.

Les dispositifs de restriction d'accès sont indispensables (au moins dans les premiers temps) en entrée des  voies vertes. Ils permettent de réserver celles-ci aux usagers non motorisés, en empêchant son accès aux  véhicules ainsi qu'aux deux-roues motorisés. 


Une voie verte peut s'inscrire dans un schéma département d'itinéraire de circulation douce


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