Le baromètre d'octobre 2016

Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 316 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en octobre 2016. Comparé au mois d'octobre 2015 où l'on avait déploré 378 morts sur ces routes, 62 personnes de moins ont été tuées, soit une baisse de - 16,4%. Sur les neuf premiers mois de l'année, le nombre de personnes tuées est en hausse de  +0,8 %, ce qui représente 22 personnes tuées en plus, par rapport aux  neuf premiers mois de l'année précédente. En année glissante sur les 12 derniers mois, la hausse est de +1,7%%.


Si ce mois d'octobre connait la plus forte baisse de la mortalité enregistrée cette année par rapport au mois de l'année précédente, elle est hélas à relativiser si l'on tient compte du fait qu'octobre 2015 avait été marqué par un des accidents les plus meurtriers survenus sur nos routes. Le drame de Puissegain où 43 personnes avaient perdu la vie est encore très présent dans les  esprits alors que les rapports des experts viennent d'être portés à la connaissance des familles .


Comme le constate le baromètre de l'ONISR, les mortalités piétonnes, cyclistes et motocyclistes cumulées sur 12 mois sont en nette hausse respectivement de +16% (soit 42 piétons tués de plus), +8% (soit 9 cyclistes tués de plus) et +6% (soit 50 motocyclistes tués de plus) alors que celle des véhicules légers stagne avec seulement une fragile légère baisse apparue depuis juin (soit 101 automobilistes tués en moins). Sur l'ensemble des usagers, la hausse s'établit à +1,7% (soit 57 personnes de tuées en plus).


La barre des 3 500 personnes tuées sur nos routes pourraient donc être refranchie à la fin de l'année alors que la mortalité était passée sous ce seuil en mars 2013 au moment de la mise en service des radars mobiles/mobiles. Il s'en était suivi une baisse significative de la mortalité avec au final une baisse de la mortalité en 2013 de -10,5%.


Tout le bénéfice de l'année 2013 a donc été perdu au cours de ces trois dernières années. Comment l'expliquer si ce n'est pas le fait que combattre le risque routier ne constitue plus véritablement une priorité nationale au regard d'autres risques d'une part et que l'ambiance collective remettant de plus en cause le rôle de l'Etat n'est pas propice au respect de la règle. Ce relâchement coupable se traduit aussitôt sur nos routes et le bilan humain en est très lourd.


Saluons dans ce contexte l'appel des 21 dirigeants de grandes entreprises s'engageant en faveur de la Sécurité routière afin de diminuer les risques d'accidents lors des déplacements professionnels réalisés par leurs salariés.


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