Le baromètre de juillet 2016

La mortalité routière de juillet 2016 par rapport à celle de juillet 2015 ne connait aucune évolution. Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 352 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en juillet 2016. Comparé au mois de juillet 2015 où l'on avait déploré 353 morts sur ces routes, une personne de moins a été tuée, soit une baisse de -0,3%. Sur les sept premiers mois de l'année, le nombre de personnes tuées est en hausse de  1,5 %, ce qui représente 28 personnes tuées en plus, par rapport aux  sept premiers mois de l'année précédente. En année glissante sur les 12 derniers mois, la hausse est de 3,1%.

Juillet est traditionnellement un des mois les plus meurtriers de l'année. Le mois de juillet 2014 avait échappé à cette règle. Juillet 2015 était hélas revenu à la normale. Cela s'est traduit par une forte hausse de +19,3%. Juillet 2016 égale donc juillet 2015. Il n'y a guère d'évolution à la baisse de la mortalité. La tendance reste même à la hausse de quelques pourcents. Le spectre d'une troisième année consécutive à la hausse se précise.

Certes, juillet 2016 a présenté un calendrier assez défavorable par rapport aux années précédentes puisque ce mois comportait 5 week-ends complets. Sans cette configuration, une légère baisse aurait pu être constatée de 2 ou 3%. Cependant au niveau d'une année, ces effets calendaires se neutralisent. Seule, les conditions météorologiques peuvent avoir un effet significatif en comparant un mois d'une année sur l'autre pouvant dépasser les 10% et d'une année sur l'autre pouvant dépasser les 3%.

En l'espèce, les conditions météorologiques de ce mois de juillet n'ont présenté aucune particularité ayant pu impacter la mortalité. Juillet a été également marqué par deux évènements dont il est difficile de connaître l'impact sur l'accidentalité, à défaut de connaître encore la
mortalité jour par jour.

Le premier concerne l'Euro de football qui a connu un succès populaire avec l'accès de l'équipe de France en finale. Ce contexte de liesse populaire peut être source de prise de risque et donc d'accidents comme il a été constaté lors du Mondial de 1998.

Le second concerne le tragique attentat survenu le 14 juillet à Nice. Il a constitué un énorme choc émotionnel dans tout le pays.  Aucune étude n'a encore étudié les effets de telles circonstances sur les comportements en général et ceux au volant en particulier.


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