Le baromètre de février 2017

Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 203 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en février 2017. Comparé au mois de  février 2016 où l'on avait déploré 263 morts sur ces routes, 60 personnes de moins ont été tuées, soit une baisse de - 22,8 %. En année glissante sur les 12 derniers mois, c'est une biasse de -1%.%.


Il s'agit de la plus forte baisse de la mortalité enregistrée depuis celle en mars 2013 de - 27,5 %.   Mars 2013 fut le mois le moins meurtrier jamais enregistré des quarante dernières décennies. 200 personnes avait été tuées ce mois-là. Avec 203 personnes tuées, février 2017 vient en second, le troisième étant février 2012 (204 personnes tuées). 

La terrible vague de froid qui s'était abattue durant plus de 15 jours avait pu expliquer la faible mortalité de février 2012. Tel n'a pas été le cas en ce mois de février, le plus doux depuis 10 ans. Une explication de cette très forte baisse se trouverait plutôt en comparant ce qui a été l'évènement majeur en matière de sécurité routière en mars 2013 et celui de ce début de l'année 2017.

En mars 2013, les vingt premières voitures-radar étaient mises en circulation dans dix départements.  Ce déploiement avait fait l'objet d'une forte médiatisation tant au niveau national que dans la presse régionale. Le communiqué de presse de la Sécurité Routière faisait alors le constat que  l'annonce de la mise en place des radars mobiles de nouvelle génération embarqués dans des véhicules avait
contribué à ce résultat encourageant. La mortalité baissa ensuite de -14,8% en avril et -30,2% en mai. 26 autres voitures radars suivirent en juin. Depuis, 383 ont été mises en circulation réparties sur l'ensemble du territoire mais avec un usage parcimonieux.

L'annonce ce mi-février que la conduite des voitures-radar allait être confiée dès septembre à des prestataires privés avec
une première expérimentation en mars en Normandie a probablement produit le même effet  que celle de mars 2013. Il a
été difficile d'ignorer cette décision tant le bruit médiatique de ses détracteurs réalisant l'optimisation de l'usage de ce type de contrôle fut
grand. On sait que dans ce cas, les conducteurs ont souvent un comportement d'anticipation. Il faut maintenant espérer que cet effet aura la même rémanence que durant l'année 2013.

Plus durable pourrait être l'effet d'une autre mesure applicable depuis 1er janvier 2017. Elle concerne l'obligation que le représentant légal d'un personne morale titulaired'un certificat d'immatriculation a de transmettre à l'administration, par lettre recommandée dans les 45 jours l'identité et les coordonnées de la personne physique qui a commis une infraction relevée par un système automatique. Cette mesure a été prise très au sérieux par les chefs d'entreprise, qui pour nombre d'entre eux, ont aussitôt, informé leurs employé(e)s qu'ils appliqueront cette réglementation.



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