Le baromètre de septembre 2015

Le mois de septembre 2015 renoue avec une forte baisse de la mortalité sur les routes de France. Une baisse de -17,4% constitue une baisse significative par rapport au même mois que l'année précédente.

Difficile de trouver l'explication de cette baisse. Est-ce l'effet d'annonce d'un CISR en août ? C'est une hypothèse plausible dans la mesure où il a déjà été constaté ce type de réactivité sauf qu'aucune mesure n'a encore été dévoilée. Est-ce le bruit médiatique qui a suivi cette annonce ? C'est une autre hypothèse dans la mesure où il a été également  constaté qu'un fort bruit médiatique pouvait aussi avoir un impact positif sur l'accidentalité. Dans ce cas, le CISR se tenant le 2 octobre, il sera intéressant de voir si le mois prochain confirme ce mois de septembre.

Parmi les 55 vies épargnées par rapport à septembre 2014, on dénombre en réalité 70 vies épargnées parmi les usagers vulnérables (25 pour les piétons et 43 pour les motocyclettes) alors que l'on dénombre 22 décès en plus pour les usagers des véhicules légers.

Une partie des vies épargnées parmi les usagers vulnérables est probablement à mettre au crédit des conditions météorologiques nettement moins clémentes qu'en septembre 2014 mais cela ne suffit pas à justifier une baisse substantielle, notamment pour les motocyclistes.

On ne peut que se réjouir de cette baisse pour une catégorie d'usagers où il existe des marges de progrès importantes, sa mortalité n'ayant diminué que de 23% la dernière décennie.

Plus inquiétant reste l'inexorable hausse de la mortalité des usagers des véhicules légers, cet indicateur étant l'indicateur le plus pertinent pour mesurer l'évolution globale de l'insécurité routière. Avec 1787 personnes tuées sur les douze derniers, cette mortalité fait un recul de 30 mois (1798 personnes tuées en avril 2013).

A trois mois de la fin de l'année, le bilan de la mortalité est toujours à la hausse de +1,9% sur les neuf  derniers mois et de 2,5% sur les douze derniers mois. octobre 2015 et novembre pourrait décider de l'issue du bilan 2015 de la mortalité. En effet, ces deux mois devraient être favorables (ceux de 2014 ayant été particulièrement mauvais) et comblés largement ce bilan à la hausse. A défaut, décembre 2014 ayant été plutôt favorable, nous risquons d'enregistrer une seconde année consécutive à la hausse, ce que nous n'avions pas connu depuis plus de trois décennie.


© 2015 Tous droits réservés.

Optimisé par le service Webnode